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Broche-pendentif en talosel, en forme de poisson, l’œil en agate zonée, non signée, circa 1960.

 

Provenance : collection Naïla de Monbrison (1940-2025), galeriste engagée et nièce du roi Farouk Ier d’Egypte. 

 

Line Vautrin (1913–1997) est une créatrice française autodidacte, fascinée dès l’enfance par le travail du métal grâce à son père, fondeur. Après une brève expérience chez Elsa Schiaparelli, elle développe seule ses premières créations, notamment en bronze, matériau alors peu valorisé.
À partir de 1937, elle connaît un véritable essor, ouvre des boutiques à Paris et se fait remarquer par son inventivité : boutons, bijoux, accessoires et objets décoratifs. Elle se distingue par sa capacité à sublimer des matériaux simples, notamment pendant la guerre.
Dans les années 1940–50, son activité se développe fortement, avec une grande diversité de créations mêlant bronze, verre, porcelaine ou ivoire. Dans les années 1960, elle se tourne vers la résine (talosel), créant des miroirs et objets très originaux incrustés de fragments colorés.
Elle cesse son activité commerciale en 1968 pour se consacrer à d’autres recherches artistiques et spirituelles. Redécouverte dans les années 1980, son œuvre connaît un regain d’intérêt international.
Son travail, inclassable entre bijou et objet d’art, se caractérise par une grande créativité, un goût pour la poésie, les jeux de langage et les références symboliques.

Artiste pionnière et inclassable, elle s’inscrit dans l’esprit artistique du Paris des années 1940–50, tout en restant profondément originale. Son principal legs artistique est celui d'avoir transformé des matériaux considérés comme modestes en œuvres poétiques et singulières, pour en faire des objets d'art et de collection, aujourd'hui très recherchés des collectionneurs, dont la plus célèbre est la pop star américaine Madonna.
 

Line Vautrin, broche-pendentif poisson

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